B2JUSTICE
Ligne rouge Constats
Retour

Constat

Constat d'état des lieux

Lorsque bailleur et locataire ne parviennent pas à établir l'état des lieux ensemble, la loi prévoit l'intervention du commissaire de justice : le document devient alors incontestable et s'impose aux deux parties.

Pourquoi faire appel à un commissaire de justice

L'état des lieux contradictoire est le document qui détermine, à la sortie, ce qui relève de l'usure normale et ce qui sera retenu sur le dépôt de garantie. C'est la pièce la plus souvent discutée en fin de bail.

En cas de refus, d'absence ou de désaccord d'une partie, l'article 3-2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 prévoit qu'il est établi par un commissaire de justice, à l'initiative de la partie la plus diligente.

Le cadre légal

Les frais sont partagés par moitié entre le bailleur et le locataire, à un coût fixé par décret en Conseil d'État. L'autre partie est avisée par lettre recommandée avec accusé de réception au moins sept jours à l'avance.

Le constat ainsi dressé s'impose aux deux parties, qu'elles se soient présentées ou non.

Ce que nous relevons

  • État de chaque pièce
  • Revêtements de sol et muraux
  • Plafonds et menuiseries
  • Équipements et mobilier
  • Installations électriques et sanitaires
  • Chauffage
  • Relevés de compteurs
  • Nombre de clés remises
  • Photographies annexées et datées

Pour un local commercial, on y ajoute l'état des vitrines, des enseignes et des installations techniques.

Entrée, sortie, et le cas du bail commercial

L'état des lieux d'entrée sert de référence à celui de sortie : c'est la comparaison des deux documents qui permet d'établir les dégradations imputables au locataire.

En matière de bail commercial, l'état des lieux d'entrée et de sortie est obligatoire (article L. 145-40-1 du code de commerce). À défaut, le bailleur ne peut invoquer la présomption de l'article 1731 du code civil, selon laquelle le preneur est réputé avoir reçu les lieux en bon état.

Délai et coût

Intervention sous quelques jours. Le tarif est réglementé par décret et partagé par moitié entre bailleur et locataire lorsque l'intervention se fait dans le cadre de l'article 3-2 ; les autres cas font l'objet d'un devis préalable. Consulter nos tarifs.

← Retour à tous nos constats

Questions fréquentes

Le locataire peut-il refuser l'état des lieux du commissaire de justice ?
Non. Lorsque l'état des lieux ne peut être établi de façon contradictoire, l'article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 permet à la partie la plus diligente de faire appel à un commissaire de justice. Le constat s'impose alors aux deux parties, même en cas de refus de l'une d'elles.
Que se passe-t-il si le locataire est absent le jour du rendez-vous ?
L'autre partie est avisée par lettre recommandée avec accusé de réception au moins sept jours à l'avance. Si elle ne se présente pas, le commissaire de justice procède néanmoins aux constatations, en mentionnant l'absence et les diligences accomplies.
L'état des lieux du commissaire de justice remplace-t-il celui de l'agence ?
Oui. Il tient lieu d'état des lieux d'entrée ou de sortie et se substitue au document que le bailleur, l'agence et le locataire n'ont pas pu établir ensemble.
Qui paie l'état des lieux ?
Dans le cadre de l'article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989, les frais sont partagés par moitié entre le bailleur et le locataire, à un coût fixé par décret en Conseil d'État. Dans les autres cas, l'intervention fait l'objet d'un devis préalable.

Nos deux offices

Office de Paris

127, boulevard Exelmans
75016 Paris

01 44 17 99 77Découvrir l'office →

Office du Vésinet

8, place du Marché
78110 Le Vésinet

01 84 80 75 78Découvrir l'office →